Mythes et légendes de la voiture électrique : halte aux idées reçues
Le véhicule électrique est victime de nombreuses idées reçues : trop chère, peu pratique, handicapante pour effectuer de longues distances… Il s’agit pour la plupart de mythes. Certes le véhicule électrique n’est pas parfait sur tous les points mais il présente de nombreux avantages, tant financiers qu’écologiques. Comment déméler le vrai du faux ? Charge E-lec vous aide à déconstruire quelques idées préconçues, d’autant que les véhicules électriques ne cessent de se moderniser !
La voiture électrique : une autonomie pénalisante ?
C’est l’un des arguments les plus utilisés à l’encontre des voitures électriques : l’autonomie ne serait pas suffisante. En comparaison avec une voiture thermique et son plein d’essence, une voiture électrique ne permettrait donc pas de rouler sur une longue distance, sans être obligé d’effectuer une recharge. Aujourd’hui pourtant certains modèles récents offrent près de 1 000km d’autonomie :
- 960 km pour la Lucid Air Grand Touring ;
- 925 km pour la Mercedes EQS 450+ (2026) ;
- 805 km pour la BMW iX3 50 xDrive.
D’autres modèles (jusqu’à moitié moins chers) proposent des autonomies aussi intéressantes :
- 709 km pour la Volkswagen ID.7 Pro S ;
- 528 km pour la Kia EV6 77,4 kWh.
Si vous avez besoin d’une importante autonomie pour deux ou trois trajets par an, comme pour les vacances par exemple, il faut garder en tête que ces trajets sont occasionnels. L’important réside tout de même dans les économies réalisées au quotidien. D’autant que, comme nous allons l’expliquer juste en dessous, les recharges évoluent…
Des recharges difficiles et longues
Autre problème lié à la recharge et souvent évoqué : la longueur de celle-ci. Ainsi, avoir une voiture à faible autonomie ou effectuer de grands trajets deviendrait tout de suite plus compliqué. C’est faux. Dans un bilan Autoroute 2025, l’Avere indique : « Durant l’été, les temps de recharge ont oscillé entre 28 et 30 minutes, soit une durée équivalente à celle des arrêts moyens observés sur les aires de service ».
L’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique ajoute qu’un Lyon-Nice s’effectue en 5h10 avec un véhicule électrique (avec respect des recommandations de sécurité routière) contre 5h avec un véhicule thermique. La différence est donc minime.
Zoom sur les bornes de recharge rapide
À cela s’ajoute le développement des bornes de recharge rapide, qui permettent donc de faire le plein d’énergie en un temps record. Comme l’explique le constructeur Peugeot “sur une borne rapide, recharger de 20 à 80 % prend environ 30 minutes selon le modèle.”
Les recharges du quotidien peuvent, elles, être réalisées à domicile lorsque vous n’avez pas besoin de votre véhicule (par exemple la nuit). Il est aussi possible de recharger sa voiture lorsqu’elle est garée au supermarché. C’est ce que propose désormais Charge E-lec sur les parkings des supermarchés et hypermarchés E.Leclerc. En plus une partie de la recharge est créditée en tickets E.Leclerc utilisables en magasin.
Une voiture pas si verte, en raison de sa batterie
C’est l’argument de certains opposants à la voiture électrique : ce véhicule serait beaucoup moins vert que ce qui est vendu, en raison de sa batterie, tant de sa production que de son utilisation ou son recyclage.
Pour rappel, la voiture électrique est beaucoup moins polluante à l’utilisation, comparé à un véhicule thermique. Elle n’émet pas de particules fines comme les oxydes d'azote, le dioxyde de carbone ou des composés organiques volatiles. L’utilisation de l’électricité pour la recharge est également peu polluante, avec des émissions de CO2 minimes.
Ce qui est vrai c’est que la construction d’une voiture électrique émet du carbone. La fabrication de sa batterie produit beaucoup de gaz à effet de serre, avec l’utilisation de métaux rares (cobalt, nickel mais aussi lithium). Mais notez que toutes les batteries ne se valent pas, puisqu’elles n’ont pas la même puissance. La batterie d’un petit véhicule électrique aura été moins polluante à produire que celle d’une berline ou d’un utilitaire.
Un usage qui compense
Si la fabrication d’une batterie est polluante, l’utilisation du véhicule électrique va rapidement compenser cette pollution. Sur l’ensemble de son cycle de vie, selon l’Ademe un véhicule électrique peut émettre jusqu’à trois fois moins de gaz à effet de serre qu’un véhicule essence ou diesel. Il faut donc voir plus loin que la simple construction.
D’autant que certains métaux utilisés pour la fabrication de la batterie sont recyclables. Ces dernières le sont d’ailleurs de plus en plus, avec des lois qui deviennent contraignantes. Les choses devraient évoluer dans le bon sens, avec des batteries composées de matériaux plus recyclables ou des procédés de recyclage plus performants.
Un prix d’achat très élevé
Effectivement, le prix d’un véhicule électrique est plus élevé que celui d’un véhicule thermique, à l’achat. Mais il s’agit d’un achat plus rentable sur le long terme : moins d’entretiens et moins de frais d’usage, avec un plein d’énergie beaucoup moins onéreux qu’un passage à la station-service. Il s’agit donc d’une vision à long terme. Et votre impact sur l’environnement sera vraiment réduit.
Certaines solutions sont également mises en place pour rendre le véhicule électrique accessible au plus grand nombre, comme le leasing social par exemple.
FAQ
Avis de l'ADEME sur le véhicule électrique
Règlement européen relatif aux batteries et aux déchets de batteries (EUR-Lex)